Frequently Asked Questions (FAQ)

Quand la Video Assistant Referee (VAR) sera-t-elle introduite en Suisse?
La Swiss Football League (SFL) a l'intention d'introduire la Video Assistant Referee (VAR) dans les 180 matches de la Raiffeisen Super League pour la saison 2019/20. Toujours sous réserve que les tests soient réussis, les arbitres suivent la formation requise et l'International Football Association Board (IFAB) donne son accord.

Où travaille l'équipe VAR?
L'équipe VAR travaille dans la Video Operation Room (VOR) à Volketswil. Cinq postes de travail entièrement équipés sont disponibles. L'équipe dispose de tous les signaux caméra des 10 stades de Raiffeisen Super League pour vérifier les décisions de l'arbitre. En même temps, le VAR a la possibilité de renvoyer les images sélectionnées au stade dans la Referee Review Area (RRA). Depuis là, l'arbitre peut regarder ces images sur recommandation du VAR avant de prendre sa décision finale.

Combien de personnes supplémentaires seront liées à la VAR?
Dans la Video Operation Room (VOR) de Volketswil, un Video Assistant Referee (VAR), un assistant (AVAR) et un Replay Operator (RO) seront déployés pour chacun des 180 matches. Un superviseur surveillera les deux (samedi) ou trois (dimanche) matches. Un Review Assistant (RA) supplémentaire sera également déployé au stade pour fournir un support technique dans la Referee Review Area (RRA) au bord du terrain.

Qui peut être déployé en tant que VAR?
Selon le protocole de l'IFAB, le VAR doit être un arbitre actif et un AVAR un arbitre assistant actif de la Raiffeisen Super League ou de la Brack.ch Challenge League, ou avoir récemment démissionné d'une de ces fonctions. La condition préalable pour travailler en tant que VAR et AVAR est que les personnes concernées aient suivi avec succès le nombre requis de sessions de formation.

Quelles images le VAR peut-elle utiliser?
L'équipe VAR dispose de toutes les perspectives de caméra offertes par les sociétés de production TV pour la transmission en direct pour le téléspectateur. Pour les matches sur Teleclub (produit par NEP) il y a 6 caméras en service, pour les matches sur RTS (produit par tpc) il y a 9 caméras. Selon l'IFAB, le nombre de caméras en Suisse est absolument suffisant (la norme minimale est de 4 caméras). De plus, les caméras qui sont installées au niveau de la surface de réparation et la caméra de guidage centrale au milieu, sont de loin les plus fréquemment utilisées pour la VAR, selon une analyse approfondie du fournisseur de systèmes Hawk-Eye.

Quand le VAR peut-il intervenir?
Le VAR peut aider l'arbitre en cas d'erreur claire et évidente ou si l'arbitre a négligé un incident grave. Cela ne s'applique qu'aux quatre situations qui peuvent modifier le résultat d'un match: Buts, penaltys, cartons rouges, identité erronée.

Qui prend la décision finale?
La décision finale revient à l'arbitre sur le terrain. Le VAR n'est pas un arbitre principal. Il soutient l'arbitre principal - en plus des deux arbitres assistants sur la ligne de touche et du quatrième arbitre.

Comment l'arbitre sur le terrain communique-t-il avec le VAR?
Tous les officiels de match sont reliés entre eux par un nouveau système radio (Referee Communication System de Riedel Communications). Comme d'habitude, l'arbitre communique principalement avec les deux assistants et le quatrième officiel. L'équipe VAR est à l'écoute de cette communication. Le VAR ne prend part activement à la communication que s'il veut signaler une erreur claire et évidente à l'arbitre dans l'une des quatre scènes décisives.

Combien de temps devrait prendre la vérification d'une situation?
Il n'y a pas de durée maximale pour un contrôle. La précision prime sur la rapidité. L'objectif, cependant, est toujours de vérifier la situation le plus rapidement possible. En outre, l'obligation d'intervenir uniquement en cas d'erreurs claires et évidentes évite logiquement un long contrôle.

Pourquoi l'arbitre regarde-t-il parfois les images au bord de la ligne de touche, parfois non?
Si le VAR est convaincu qu'il y a une erreur claire et évidente de la part de l'arbitre dans l'une des quatre situations décisives (but, penalty, carton rouge, identité erronée), il en informe l'arbitre. S'il s'agit d'une décision factuelle (hors-jeu, faute à l'intérieur ou à l'extérieur de la surface de réparation, ballon hors du terrain), l'arbitre prend note des informations du VAR et peut décider sans regarder les images (examen uniquement de la part du VAR). Dans le cas de décisions subjectives (p. ex. penalty ou non, carton jaune ou rouge après une faute, faute de l'attaquant), l'arbitre profite de l'occasion pour revoir la scène à l'écran dans la Referee Review Area (RRA).

Les clubs peuvent-ils aussi exiger la vérification d'une scène?
Non, cela n'est pas autorisé par l'International Football Association Board (IFAB), qui édicte les règlements pour l'utilisation mondiale de la VAR. Étant donné que le VAR a pour tâche d'observer l'ensemble du match et de vérifier toutes les actions, ce «Challenge» n'est pas nécessaire. Si un joueur ou un officiel demande avec véhémence la vérification d'une décision, il doit être averti par l'arbitre conformément aux règles.

Quels nouveaux signes l'arbitre utilise-t-il sur le terrain?
L'arbitre indiquera aux joueurs et aux spectateurs le contact avec le VAR en plaçant une main sur son écouteur. Le match reste interrompu. Si l'arbitre veut regarder une scène dans la Referee Review Area (On Field Review), il dessine symboliquement le contour d'un écran dans les airs avec ses deux mains. A la fin du visionnage, l'arbitre effectue à nouveau le même geste et démontre ensuite sa décision finale. Si l'arbitre modifie sa décision directement suite à la recommandation du VAR (VAR-only Review), il dessine aussi symboliquement le contour d'un écran en l'air.

Comment les supporters sont-ils informés de la décision de l'arbitre après l'intervention de la VAR?
Si l'arbitre décide de regarder une scène dans la Referee Review Area (RRA) sur recommandation du VAR ou de sa propre initiative, le téléspectateur sera informé de la raison de la vérification en cours sur son écran et les spectateurs du stade seront informés sur l'écran géant du stade. La décision finale de l'arbitre après le visionnage sur le terrain ou tout changement après que le VAR a signalé une erreur factuelle (examen uniquement de la part du VAR) sera également communiquée à la télévision et sur l'écran du stade.

Pourquoi la SFL renonce-t-elle à la technologie de la ligne de hors-jeu et de la ligne de but?
Ces deux technologies sont associées à des coûts financiers et de personnel élevés, qui auraient dépassés la portée du projet pour la Suisse. En outre, SFL/ASF portent un regard critique sur l'insertion de la ligne de hors-jeu dans à la télévision, car une ligne tracée virtuellement est utilisée pour décider si la décision est correcte ou non, alors que les arbitres et leurs assistants sont toujours tenus, dans les règles du match, de décider en faveur de l'attaquant qui se trouve à la même hauteur. De plus, une décision basée sur une «fausse précision» techniquement établie (mot-clé: moment du départ du ballon) contredit l'exigence de corriger des erreurs claires et évidentes.

Principes de la VAR (IFAB)

  • La technologie vidéo sera utilisée uniquement pour corriger les erreursclaires et en cas d'incidents graves non décelés dans des situations bien définies susceptibles de changer le cours d'un match.
  • La décision définitive sera toujours prise par l'arbitre.
  • Les arbitres assistants vidéo (VAR) sont des officiels de match et les informations qu'ils fournissent à l'arbitre principal doivent être traitées par ce dernier au même titre que les informations qu'il reçoit de la part d'un arbitre assistant, d'un arbitre additionnel ou du quatrième officiel.
  • L'arbitre principal doit toujours prendre ses décisions sans tenir compte del'existence de l'arbitre assistant vidéo, ce qui signifie qu'il ne peut pas choisir de ne pas prendre de décision et d'attendre les informations de l'assistant vidéo.En de rares occasions, lorsque la sanction à appliquer - carton jaune ou rouge - ou l'identité du fautif ne sont pas claires, l'arbitre pourra consulter son assistant vidéo.
  • La décision initiale donnée par l'arbitre ne sera pas modifiée à moins que la séquence vidéo visionnée indique avec certitude que la décision étaitclairement erronée.
  • Seul l'arbitre peut initier un visionnage; le VAR (et les autres officiels dematch) peuvent uniquement recommander un visionnage à l'arbitre.
  • Quel que soit le processus de visionnage, il n'existe aucune contrainte de temps dans la mesure où l'exactitude de la décision est plus importante quela vitesse à laquelle elle est prise.
  • Les joueurs et les officiels d'équipe ne doivent pas entourer l'arbitre, ni tenter d'influencer l'initiation d'un visionnage, le processus de visionnage ou la décision finale. Un joueur faisant signe à l'arbitre d'initier le visionnage d'une décision sera averti (CJ).
  • Dans la mesure du possible, l'arbitre doit rester «visible» pendant le processus de visionnage pour assurer une certaine transparence.
  • Si le jeu continue après un incident qui est ensuite visionné, toute action disciplinaire prise/requise pendant la période après l'incident n'est pas annulée, même si la décision initiale est modifiée (à l'exception d'un avertissement/une exclusion pour avoir stoppé une attaque prometteuse ou avoir annihilé une occasion de but manifeste).
  • Il existe une période maximale avant et après un incident durant laquelle l'incident peut être visionné.
  • Dans la mesure du possible, le protocole du VAR tend à respecter les principes et la philosophie des Lois du Jeu.

Demandes des médias

L’ASF a mis en place une boîte aux lettres virtuelle pour toutes les demandes de renseignements des médias concernant les arbitres. Toutes les questions concernant les modifications du règlement de football et l'utilisation de la VAR peuvent être adressées à refereeing[at]football.ch. Les questions recevront une réponse écrite le premier jour ouvrable suivant le match.