Grande importance économique du football professionnel suisse

  • La nouvelle étude divulguera pour la première fois des chiffres sur l'économie des clubs de RSL. (SFL)

Un chiffre d’affaires de 800 millions de francs, une production de valeur ajoutée brute de 453 millions, 3300 places de travail, 42 millions d’entrées fiscales générées – voici, les principaux chiffres, de l’importance économique de la première division de la ligue professionnelle suisse, révélée par une étude publiée récemment par la Swiss Football League (SFL).

Quel chiffre d’affaire global ont produit les dix clubs de la Raiffeisen Super League (RSL) lors de la saison 2013/14 et, partant, quelle valeur ajoutée en a résulté pour l’économie helvétique? Combien d’emplois sont générés par les clubs pour leurs diverses activités? Quelles rentrées fiscales en ont découlé? La SFL a commandité une étude détaillée, analysant tous ces facteurs, auprès de la société de recherche et de conseil Rütter Soceco et de l’Institut pour l’économie touristique de la haute école de Lucerne.

Les documents fournis par les clubs professionnels dans le cadre de leur demande d’obtention de licence, d’une part, et les enquêtes réalisées auprès de différents acteurs du football, dont les spectateurs et spectatrices lors des matchs, de l’autre, ont constitué la base de cette étude significative. Le rapport final, présenté le 11 novembre au public à Zurich, relate les résultats officiels des 10 formations de Raiffeisen Super League et démontre leur incidence économique sur la vie en Suisse.

Impact sur l’emploi comme une entreprise de taille moyenne en Suisse
Par leurs activités, les dix clubs professionnels de la RSL produisent un chiffre d’affaires total de 800 millions de francs. Il en résulte une valeur ajoutée brute de 453 millions de francs, ce qui représente à peu près la moitié de la valeur ajoutée générée par l’Euro 2008, organisé en Suisse, ou six fois celle du championnat du monde de hockey-sur-glace, qui a eu lieu en 2009 dans notre pays.

Simultanément, les clubs génèrent 3300 emplois à plein temps dans toute la Suisse, une moitié directement et l’autre indirectement. L’impact direct sur l’emploi place la Ligue au niveau d’une entreprise telle que la banque cantonale de Bâle. Enfin, la Confédération, les cantons et les communes ont bénéficié de rentrées fiscales de quelque 42 millions de francs.

Un sport à composante émotionnelle, mais pas seulement

«Nous aimons le football pour sa composante émotionnelle considérable. Or, son impact ne se limite pas à ce seul élément», constate Claudius Schäfer, directeur exécutif (CEO) de la Swiss Football League. «Dans le cadre des matchs de Raiffeisen Super League, on produit, on consomme, on vend et on travaille. Je me réjouis du fait qu’il existe désormais une étude démontrant concrètement et quantifiant objectivement l’impact économique du football professionnel en Suisse. Dans un passé récent, les effets secondaires négatifs du football ont été abondamment évoqués et traités, plus, sans doute, que les incidences positives indéniables exercées par le football hors des stades.»