Le football européen se prononce contre les sanctions collectives généralisées
04 sept. 2026
SFL
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À l’occasion de l’UEFA Safety and Security Conference des 1er et 2 septembre 2026 à Madrid, plus de 500 représentantes et représentants de fédérations, de ligues, de clubs, d’organisations de supporters et d’autorités ont discuté de l’importance des supporters visiteurs ainsi que de la question des mesures collectives.
À l’issue de la conférence, l’UEFA, European Leagues, European Football Clubs et Football Supporters Europe ont adopté une déclaration commune. Les organisations y soulignent que les mesures visant à prévenir la violence, les débordements et tout autre comportement répréhensible doivent en premier lieu cibler les personnes qui en sont responsables.
Les restrictions collectives imposées aux supporters visiteurs, telles que les restrictions de déplacement, ne doivent en revanche être appliquées que dans des cas exceptionnels, lorsque des mesures moins contraignantes ne suffisent pas à prévenir des risques sérieux pour la sécurité publique. Car les supporters visiteurs constituent un élément essentiel de la culture du football. Ils contribuent à l’ambiance dans les stades et à l’attractivité des compétitions. Les restrictions doivent être proportionnées et compréhensibles et ne doivent pas être ordonnées à la légère.
Responsabilité individuelle plutôt que mesures généralisées
La position européenne commune correspond à celle de la Swiss Football League. Depuis des années, la SFL s’engage à sanctionner de manière ciblée les comportements répréhensibles et à tenir pour responsables les personnes qui enfreignent les lois ou les règlements des stades. Dans le même temps, les supporters pacifiques ne doivent pas être sanctionnés collectivement pour le comportement de quelques individus.
La SFL considère les mesures généralisées visant des groupes entiers de supporters comme problématiques. Elles touchent en premier lieu un grand nombre de supporters pacifiques, alors que ceux-ci n’ont eux-mêmes commis aucun acte répréhensible. Parallèlement, de telles mesures peuvent compliquer le travail de prévention et le dialogue avec les supporters. Du point de vue de la SFL, il faut donc une approche qui associe prévention et dialogue à une action résolue contre les auteurs individuels de violences.
Les mesures collectives comme dernier recours
Les organisations européennes du football soulignent également l’importance d’une étroite collaboration. Les autorités, les ligues, les fédérations, les clubs et les organisations de supporters doivent être associés suffisamment tôt aux processus décisionnels. Les décisions concernant les restrictions d’accès aux stades doivent être justifiées de manière transparente et communiquées le plus tôt possible.
La déclaration commune s’appuie sur une recommandation du Comité de Saint-Denis du Conseil de l’Europe datant d’octobre 2025. Celle-ci précise que les mesures collectives ne doivent pas devenir une réponse systématique aux préoccupations en matière de sécurité. Elles ne doivent être envisagées que lorsqu’il existe, sur la base d’informations claires, objectives et actuelles, un risque sérieux pour la sécurité publique et que des mesures moins contraignantes ne suffisent pas. Les principes de nécessité et de proportionnalité sont déterminants à cet égard.
Les organisations européennes du football transmettront leur déclaration commune au Conseil de l’Europe dans les prochains jours.


